2016 sera…


différente.

Différente de 2015, dont j’ai passé la moitié à regarder gonfler mon ventre (la grossesse, même quand elle se passe plutôt bien,  met le reste de notre vie un peu entre parenthèses).

Mais aussi et surtout différente de 2013 qui a vu notre famille s’agrandir pour la première fois, avec les déboires propres à un jeune couple inexpérimenté.

J’ai retrouvé une liste de mes appréhensions à l’idée de l’arrivée d’Emma, griffonnée sur un bout de papier (je suis incapable de jeter quoi que ce soit qui ait un semblant de valeur sentimentale – tels que ces bouchons de bouteille supposés me rappeler d’immortelles soirées, conservés dans une boîte à chaussures, vous situez?) :

  • Devenir comme ces parents qui ne parlent plus que de leurs enfants.
    Embed from Getty Images

    Je profite de ce post pour présenter mes plus sincères excuses à tous les couples d’amis qui nous ont précédés dans la conception de leurs angelots et qui ont pu surprendre un sourire légèrement moqueur/rictus excédé sur mon visage au cours d’un dîner.
    Quand vous manquez de sommeil, courez du boulot à la crèche pour enchaîner avec le rituel du soir et avez dans le meilleur des cas deux heures de temps pour vous le week-end (et une maison sans dessus-dessous), il vous est franchement difficile de vous intéresser au déroulement des élections présidentielles américaines (perso, depuis 2 ans, je crains une interro surprise sur les compétences des ministres belges).
    Même si je force le trait et qu’il est possible et souhaitable de passer du temps avec des amis à discuter d’autre chose que des bons mots de vos bambins, il faut reconnaître que le sujet vous passionne et qu’il est souvent agréable de traîner dans cette zone de confort (particulièrement quand vous faites la connaissance de gens avec qui vous n’avez que cela en commun, la parentalité).
    Et puis, on est d’accord, ce n’est pas la pire chose qui m’attendait.

  • L’inflexibilité des horaires.

    Aaaaaah… les apéros last minute sur la terrasse ensoleillée du Walvis. Les sorties arrosées qui dérapent en pleine semaine (même pas peur). La salle de sport en sortant du bureau à 22.00. Les week-ends en pyjama à échanger les manettes de la playstation à chaque chute fatale de Lara Croft. Bon, je m’arrête, je vais pleurer.
    Je n’avais pas idée à l’époque combien vraiment, vraiment, tout cela allait me manquer. Je me fiche que cela puisse sembler puéril à plus de 30 ans, moi je ne me sentais pas prête à lâcher cette vie-là et il serait hypocrite d’affirmer que son sacrifice soit totalement digéré.
    L’avantage, cette fois, c’est que les adieux ont déjà été faits, et que je suis parvenue à apprécier la vie de parents. Avec les courtes nuits, mais aussi les câlins, les brunchs bruyants, mais des rires des enfants.
  • Les réveils nocturnes.
    Embed from Getty Images

    Et j’étais loin de m’imaginer qu’ils allaient nous suivre pendant 2 ans...
    Ah, ils nous ont bien pourri la vie.
    Et les relations avec les autres, que ce soit au travail, dans la famille, mais surtout au sein de notre ménage.
    Les gens qui ont connu de sérieux troubles du sommeil d’un enfant avec qui j’ai eu l’occasion de discuter m’ont tous confié qu’ils ont vu leur couple en danger. Pour des raisons qui s’évanouissaient systématiquement après une nuit de 7h d’affilée.
    Je me suis souvent demandé ces derniers mois si je suis prête à affronter à nouveau cette fatigue démesurée.
    Mais cette fois, je sais.
    Qu’il faut suivre ce conseil que les infirmières vous serinent à la maternité et dormir quand dort le bébé. Que l’on peut refuser une invitation à dîner. Qu’il ne faut pas accorder trop d’importance aux pensées négatives.interligne

2016 sera différente.
Parce que j’ai appris l’importance de prendre soin de moi, de compter sur l’autre, de faire un break si nécessaire.
Parce que je sais que les premiers mois peuvent être un véritable cauchemar, mais qu’ils passent.
Parce que nous sommes déjà en 2016. Parce qu’Emma va avoir 3 ans.
Parce qu’ils ne nous câlineront pas éternellement.
interligne

En écrivant ce post, je participe à la super initiative de BelgoMums, un collectif de mamans blogueuses pleines d’intérêt(s) et d’énergie. Si vous voulez en savoir plus et découvrir les contributions des autres blogueuses au thème du mois, visitez notre page Facebook !

3 Comments Add yours

  1. mespetitso says:

    Super ton post ! Je crois que ce manque de cette vie-là, cette vie d’avant ne sera jamais totalement digéré et qu’il est toujours si bon quand on a ne fut-ce qu’une aprem ou quelques heures rien que pour nous, et pourtant je tourne en rond aussi quand ils ne sont pas là 😉 Bises !

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    1. Oui c’est aussi l’énorme contradiction! Avoir à la fois envie de temps pour soi et de passer tout notre temps libre avec eux… :-s

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  2. Delcroix says:

    Une contradiction tres bien resumee, merci pour tous les bons conseils et la bonne humeur et l energie qui se degage des articles

    Liked by 1 person

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